Pourquoi s'engager ?

Devenir une entreprise engagée pour la nature, c’est apprendre à mieux connaître ses dépendances et ses impacts sur la biodiversité pour définir un plan d’actions en faveur de la biodiversité bénéfique pour l’entreprise, ses fournisseurs, ses salariés, son territoire et la planète. 

Déclin de la biodiversité : le constat des scientifiques

 

La biodiversité, c’est-à-dire la diversité des espèces animales et végétales sur terre, représente à la fois la diversité des milieux, des espèces, de la génétique au sein d’une même espèce, ainsi que toutes les interactions entre ces différents milieux, espèces et individus. En constante évolution, elle a permis le maintien de la vie sur Terre pendant les 4 derniers milliards d’années et maintient l’équilibre des écosystèmes.

 

Les derniers rapports et publications scientifiques* sur le sujet l’attestent : un « dangereux déclin de la biodiversité » est observé dans le monde et la France n’est pas épargnée. Cette disparition rapide de la diversité biologique est le résultat des activités humaines. Un constat alarmant  puisque nos vies, comme les  activités économiques, dépendent d’une biodiversité en bonne santé. Le dernier rapport de l’IPBES, équivalent du GIEC pour la biodiversité, affirme ainsi que « sur les 8 millions d’espèces animales et végétales sur Terre, environ 1 million sont aujourd’hui menacées d’extinction ». Pour la première fois à une telle échelle, les auteurs du rapport ont réalisé une analyse approfondie des données disponibles pour classer les cinq facteurs directs de changement (« pressions ») qui affectent la nature et ont les plus forts impacts à l’échelle mondiale : la destruction et la fragmentation des espaces naturels (changements d’usage des terres et de la mer), la surexploitation des ressources naturelles, le changement climatique, les pollutions et les espèces exotiques envahissantes.

*Rapport des experts de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) disponible sur www.ipbes.net ; publication de l’Observatoire national de la biodiversité disponible sur www.afbiodiversite.fr/documentation.

En tant qu’entreprise, pourquoi suis-je  concernée ?

 

Les entreprises ont, directement ou indirectement (via leurs fournisseurs, clients, partenaires), un impact majeur sur la biodiversité, tout en étant dépendantes d’un certain nombre de services rendus par la nature. Par exemple, le secteur de l’industrie agroalimentaire dépend du bon fonctionnement biologique des sols, du cycle de l’eau, mais aussi de la pollinisation, de la régulation des maladies et parasites. L’activité d’une entreprise peut avoir un impact environnemental sur son territoire comme à l’échelle internationale.  Sa responsabilité englobe l’ensemble des pressions exercées sur la nature à travers sa chaîne de valeur ou de production, sa chaîne d’approvisionnement ou ses décisions  d’investissements, quel que soit le secteur d’activité.

Cette interdépendance entre économie et biodiversité est source de risques pour les entrepreneurs : risques opérationnels liés au déclin de la biodiversité (rupture d’approvisionnement, dégradation de la qualité de matières premières…), financiers, ou encore d’image, mais elle peut s’avérer être également source d’opportunités si elle est prise en compte dans la stratégie de l’entreprise.

 

*Rapport des experts de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) disponible sur www.ipbes.net ; publication de l’Observatoire national de la biodiversité disponible sur http://www.afbiodiversite.fr/documentation.

 

Pourquoi agir en faveur de la biodiversité ?

 

L’entreprise qui décide d’agir pour la biodiversité peut tirer de son action de nombreux avantages pour son activité, ses salariés, ses clients et les territoires dans lesquels elle est implantée :

•    se positionner sur de nouveaux marchés de produits ou de services « verts », augmenter ses parts de marché et développer de nouveaux modèles économiques ;
•    sécuriser ses chaînes d’approvisionnement en matières premières et optimiser ses coûts (réduction des coûts et plus grande efficacité opérationnelle) ;
•    anticiper la réglementation pour mieux gérer les obligations à venir ;
•    accéder à des financements qui intègrent de plus en plus de critères environnementaux, (pressions exercées par les actionnaires et investisseurs) ;
•    améliorer sa notoriété en répondant aux préoccupations et exigences environnementales croissantes des consommateurs et clients ;
•    fédérer ses salariés en donnant du sens à l’activité et gagner en attractivité auprès des futures recrues ;
•    innover en s’inspirant du vivant (biomimétisme, solutions fondées sur la nature);
•    renforcer son ancrage territorial auprès des citoyens, salariés, élus, acteurs présents sur le territoire en s’inscrivant dans des dynamiques partenariales et collectives en faveur de la biodiversité locale.

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Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et biodiversité

Le cadre réglementaire français du reporting environnemental a évolué depuis 2017 afin d’amener les entreprises à prioriser leurs enjeux environnementaux et sociétaux (matrice de matérialité). Il engage les entreprises à communiquer sur les mesures qu'elles prennent pour préserver ou restaurer la biodiversité dans leur déclaration de performance extra-financière. La même année, la loi sur le devoir de vigilance impose à celles concernées d'identifier, de prévenir, de réduire et de limiter les risques pour les droits de l’homme et pour l’environnement causés par leurs activités en lien avec leurs relations commerciales (sous-traitants, fournisseurs, partenaires commerciaux). Ces démarches de responsabilité élargie interrogent l'entreprise sur les impacts environnementaux de son activité tout au long du cycle de vie de son produit ou service, c’est-à-dire de sa chaîne d’approvisionnement (amont) à son recyclage par les consommateurs et clients en fin de vie (aval), sur son territoire comme à l’échelle internationale.